Devises et Armoiries des villes de France |
|
| Devises et Armoiries > Gironde(33) > Bazas (33430) |
|
| Découvrez tous les documents disponibles sur Bazas |
|
La devise de Bazas (devise ancienne): |
| BAZAS, 11 MARS 1814 |
|
| Les armes de Bazas |
de gueules, à la décollation de saint Jean-Baptiste représenté à genoux devant la porte d'une prison, tendant le cou au bourreau contourné qui a le bras levé pour le décoller avec son coutelas, le tout d'or Une ordonnance du roi Louis XVIII, donnée le 14 juin 1817, ajouta à ces armoiries un chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or et une devise ainsi libellée : BAZAS, 11 MARS 1814. Cette devise n'est plus portée par la ville de Bazas, le chef fleurdelysé a été également supprimé. Voici, d'après un de nos honorables correspondants qui désire ne pas être nommé, le récit des événements qui valurent à la ville de Bazas la devise ci-dessus. Une partie de ces faits a été publiée, sous la Restauration, dans le Mémorial Bordelais. "En 1814, au moment où quelque espérance de Restauration était rendue à la maison de Bourbon, le duc d'Angoulême, arrivé d'Espagne, se hasarda, incognito, dans le midi de la France avec l'intention de gagner Bordeaux et d'y grouper ses partisans. Sur son chemin se trouvait la ville de Bazas, intermédiaire entre la région des Landes et le bassin de la Garonne, asile de quelques nobles familles dont l'influence était encore puissante sur la classe populaire. Le fils du comte d'Artois jugea prudent de s'assurer le concours de cette ville et de laisser derrière lui un foyer de propagande royaliste, avant d'entrer dans le Bordelais. Il savait que le maire de Bazas, M. Jacques de Montfort, ancien garde du corps, était un fidèle de la royauté déchue. C'est donc vers lui que fut envoyé le duc de Damas pour parlementer. Pendant les longues heures de cette entrevue d'où peut-être dépendait sa vie, le Prince errait, seul et inconnu, dans la banlieue. Après les premiers instants de surprise, M. de Montfort alla s'entendre avec les notables de sa commune ; puis, sûr de leur adhésion, il se fit conduire au-devant du duc d'Angoulême. Au péril de sa vie (car Napoléon était encore maître de la France) le maire offrit au Prince de l'introduire dans la ville et de provoquer en sa faveur les ovations du peuple. "Je suis à vos ordres, Monsieur", répondit le fils du comte d'Artois, "mais à la condition de ne compromettre personne." Les Bazadais, avertis de sa venue, voulurent préparer au duc d'Angoulême un chaleureux accueil. M. d'Escure, sous-préfet du gouvernement impérial, prit lui-même une large part aux réjouissances publiques. Ce fut donc à Bazas que le neveu de Louis XVIII reçut, pour la première fois, les hommages officiels d'une ville entière ; ce fut là que retentirent pour la première fois, en faveur de nos princes bannis, des acclamations dignes de trouver quelques échos. Bordeaux les entendit et le duc d'Angoulême, encouragé par le succès de sa première étape, se dirigea le lendemain vers le chef-lieu de la Gironde où l'attendait une réception enthousiaste. Louis XVIII se souvint toujours de Bazas avec reconnaissance. Aux armes de l'ancienne cité il ajouta trois fleurs de lis d'or, et une devise rappelant, en termes laconiques, l'accueil offert au duc d'Angoulême par les Bazadais. C'est ainsi qu'il avait donné pour devise à la famille de Sèze la date du jour où le célèbre avocat de Louis XVI avait défendu le royal accusé, devant la Convention. La lettre patente qui confère à Bazas le privilège des fleurs de lis, avec une devise, est du 14 juin 1817. M. le chevalier de Marbotin en poursuivit l'enregistrement devant la Cour royale de Bordeaux le 23 juin de la même année. Le duc d'Angoulême choisit pour secrétaire de ses commandements, un jeune bazadais, M. Giresse de la Beyrie, qui plus tard devint préfet de Chartres et baron. M. de Montfort fut décoré de la Légion d'honneur et ses deux fils furent appelés aux fonctions de page et de garde du corps. Sa petite-fille, unique héritière de son nom, est aujourd'hui mariée à M. d'Anglade, à Bazas." Nous relevons les mêmes faits mais avec moins de détails dans le livre de l'abbé J. O'Reilly, dont nous citerons ce passage : "Louis XVIII conserva toujours un souvenir de l'accueil bienveillant fait par les Bazadais à un prince du sang de leurs rois, et en témoignage de sa reconnaissance, autorisa la ville de Bazas, à la demande de M. d'Escure, sous-préfet, et de M. de Montfort, maire, d'ajouter à ses armoiries antiques un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, posées en fasce, avec la devise : Bazas, 11 mars 1814. "Cette ordonnance est datée de Paris, le 14 juin 1817 et signée : LOUIS." |
|
|
Envoyez cette Page à un ami
|
|
|
|
|
Effectuez une Autre Recherche
|
|
|
|
|
| Decouvrez aussi ... |
|
| Tous les documents disponible sur Bazas |
|
|
| Tous les documents disponibles sur Gironde(33) |
|
|
|
|